Meet some English teachers (19) : Delphine Goncalves (ac. Poitiers)
Bonjour ,
Je m’appelle Delphine GONCALVES DE BRITO...
Autant dire que çà ne fait pas très prof d’anglais .. mais bon , c’est le cas !
Enfin ! J’ai toujours eu envie de faire ce métier. Dès l’âge de 10 ou 11 ans, cela me fascinait déjà. A l’école primaire, je disais que je voulais être prof de français et dès que j’ai commencé l’anglais ; j’ai alors changé d’avis.
ETUDES ET ANNEE D'ASSISTANAT :
J’ai poursuivi mes études au lycée en section littéraire, et j’ai obtenu mon BAC en 1998. Assez logiquement, j’ai intégré la fac de langues à Poitiers. La 1ère année a été un peu difficile comme pour beaucoup de gens, je pense ... je l’ai donc refaite puis j’ai continué sans trop de difficultés. J’ai obtenu ma licence LLCE puis je suis partie comme assistante en Angleterre, à Peterborough, un peu au dessus de Cambridge. J’y ai passé une excellente année. Beaucoup de découvertes, de rencontres et de voyages !
Le CAPES (= certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré)
Retour à Poitiers pour préparer le CAPES. Il est dur de se remettre au travail après une année plutôt sympathique ... C’est aussi cette fameuse année où nous perdons 40 % de postes en anglais et nous apprenons çà quelques mois avant de passer le concours. J’ai beaucoup manifesté avec les autres étudiants mais cela n’aura pas changé grand-chose. On passe de 1400 postes à 800 environ... Il n’y aura pas de la place pour tout le monde.
J’ai beaucoup travaillé cette année et j’apprends que je suis admissible (= réussite de la partie écrite) donc direction Toulouse (le lieu change régulièrement) pour passer les oraux pour la 1ère fois.
15 jours plus tard, j’apprends alors que je suis admise. C’est incroyable !
ANNEE DE STAGE :
Je me suis retrouvée mutée à Niort, dans le 79 comme stagiaire dans un collège et j’ai eu une tutrice fantastique. Nous avons beaucoup travaillé ensemble, elle venait me voir plutôt régulièrement en cours et je venais dans ses cours chaque semaine. Elle m’a appris mon métier et cette collaboration m’a beaucoup marquée et m’a donné envie de continuer.
Les débuts n’étaient pas évidents, il faut penser à tout : gestion de la classe, gestion du tableau, gestion de l’espace, de la voix .. de la trace écrite mais j’ai ressenti beaucoup d’évolution cette année puisque je faisais des progrès toutes les semaines.
Je passe très vite sur la formation IUFM, qui n’était pas toujours très utile ....
MUTATION PREMIER POSTE :
Je me suis retrouvée mutée à Dreux, à 70 km de Paris, dans l’académie d’Orléans Tours dans un collège ZEP (Martial Taugourdeau).
C’est bien connu, on y envoie tous les jeunes profs non expérimentés.
J’étais désormais toute seule : plus de tutrice, des heures supp’ et pleins d’élèves à gérer. Heureusement pour moi, ce collège était en ZEP mais très très bien tenu et on y faisait de grandes choses, des projets ... J’ai eu aussi la chance d’avoir pour commencer 2 classes de 4ème EURO ce qui était plutôt intéressant.
La principale encourageait beaucoup les langues : petits groupes classe, nous avions aussi une assistante, un laboratoire et des classes euro dès la 6ème ! ! ! C’est génial pour les élèves. Nous faisions aussi beaucoup de voyages. J’ai participé pendant 2 ans à un échange avec les Pays Bas.
J’y ai passé 2 ans, les élèves étaient attachants ; j’apprécie beaucoup les petites classes les 6ème / 5ème , ils sont tellement dynamiques et prêt à tout pour pouvoir participer. On peut leur proposer plein de choses. C’est super.
REFORME ACTUELLE :
Je peste un peu contre le système et les nouvelles réformes car je sortais juste de l’IUFM et je n’ai jamais entendu parler du cadre européen ... Je trouve çà inadmissible que les nouvelles générations de profs ne soient pas formées aux nouvelles réformes. Je me sens plutôt démunie par rapport à tout çà.
NOUVEAU POSTE A POITIERS :
Me revoilà de retour dans l’académie de Poitiers, d’où je suis originaire. Je viens d’être mutée au collège George Sand, à Châtellerault. C’est un collège ZEP classé Ambition réussite. Il y a beaucoup de choses àfaire car le collège n'a pas toujours une bonne réputation mais il faut y croire.
AMOUR DU METIER :
Cependant, j’aime beaucoup mon métier et les élèves mais je me rends compte qu’il demande beaucoup de travail. Peut être en fais je de trop ? Je ne pense pas car çà me fait plaisir de le faire.
C’est toujours autant le flou en ce qui concerne le CECRL et désormais la validation du niveau A2 pour le brevet de collèges. On ne nous donne pas énormément de pistes.
CONCLUSION :
Voilà ce que je peux dire sur ma vie professionnelle. C’est un boulot passionnant mais très fatiguant.
Je m’interroge aussi parfois sur le fait de vieillir en tant que prof. Les élèves sont plutôt sympathiques envers moi et cela est certainement dû à mon âge, mais je ne peux m’empêcher de penser à comment je serai dans quelques années. Je serai sans doute moins proche des élèves. Je ne parlerai peut être pas de thèmes qui les concerneront . . . mais j’aurai sans doute acquis une autre expérience ... A méditer...
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