Meet some English teachers (23) : Josiane Behengaray (Ac.Rouen)
Comment je suis devenue une prof d’anglais qui utilise les « TICE » ?
C’est une longue histoire car j’enseigne depuis 33 ans maintenant !!!
De la 6è à la Terminale, j’ai fait mes études au Lycée Jeanne d’Arc de Rouen. A partir de la 2nde, mes professeurs d’anglais
parlaient beaucoup des Etats-Unis dans le cadre de leurs cours. Une camarade de 2nde nous racontait également souvent son expérience en tant que « French exchange student in the USA » qu’elle
avait eue l’année précédente : je me suis donc mise à rêver de « l’Amérique »! Mes parents ont tout de suite trouvé l’idée extravagante et m’ont dit « Passe ton bac d’abord ! » J’étais
déterminée : j’ai donc patienté 3 ans avant de partir moi aussi comme « exchange student » aux Etats-Unis. Après 7 ans passés au lycée, mon niveau en anglais était moyen à
l’écrit, quant à l’oral à cette époque, on « faisait de l’anglais en français » : je me souviens des dictées de phonétique mais pas vraiment d’expression orale comme on l’entend de nos
jours…
J’ai été accueillie à Rochester dans l’état de New York par une famille extraordinaire grâce à laquelle j’ai passé une année
inoubliable à l’école http://www.allendalecolumbia.org/
et en famille ! Immersion totale : je n’ai pas rencontré un français tout au long de l’année …
Je suis toujours en contact avec « ma sœur américaine » et je me rends aux Etats-Unis régulièrement pour voir tous mes amis d’alors…
et en famille ! Immersion totale : je n’ai pas rencontré un français tout au long de l’année …
Je suis toujours en contact avec « ma sœur américaine » et je me rends aux Etats-Unis régulièrement pour voir tous mes amis d’alors…
Quand je suis rentrée en France, j’ai choisi la solution de facilité : je me suis inscrite en fac d’anglais ! Comme
je souhaitais prendre mon indépendance, j’ai très vite commencé à enseigner l’anglais en tant que Maitresse Auxiliaire. Les premières années ont été assez
difficiles car j’avais 20 ans et j’étais sans expérience ! Mais je me suis « accrochée » : c’était difficile de changer d’établissement tous les ans…
Puis j’ai réussi le CAPES et j’ai été nommée à Duclair (76480)
http://colleges.ac-rouen.fr/flaubert/CollegeDuclair/breve.php3?id_breve=31
où j’enseigne depuis la rentrée 1986.
Puis j’ai réussi le CAPES et j’ai été nommée à Duclair (76480)
http://colleges.ac-rouen.fr/flaubert/CollegeDuclair/breve.php3?id_breve=31
où j’enseigne depuis la rentrée 1986.
10 ans se sont écoulés avant que je n’entende parler du « Programme Fulbright » soutenu par la « Commission
franco-américaine ». Pendant l’année scolaire 1997-1998, j’ai donc posé ma candidature pour solliciter une bourse et mettre en place un échange de poste avec une collègue
américaine.
Fin juillet 1998, je m’envolais donc avec mes 2 garçons pour la Caroline du Nord, en tant que « exchange teacher » cette fois. Une expérience unique! J’ai enseigné le français dans un lycée de Hendersonville, http://www.whh.henderson.k12.nc.us/ et Beth Pride m’a remplacée à Duclair.
Fin juillet 1998, je m’envolais donc avec mes 2 garçons pour la Caroline du Nord, en tant que « exchange teacher » cette fois. Une expérience unique! J’ai enseigné le français dans un lycée de Hendersonville, http://www.whh.henderson.k12.nc.us/ et Beth Pride m’a remplacée à Duclair.
Etre élèves dans une « high school » américaine est une expérience que mes enfants ont adorée : un
choix impressionnant de cours et d’activités périscolaires, un esprit d’école inconnu en France !
Par contre, enseigner dans un lycée américain est un véritable sacerdoce pour les profs !
Dans ce lycée : 1er semestre du 3 août au 21 décembre, 1 jour de congé pour Labor Day et 3 jours autour de Thanksgiving. Une seule semaine de congé au 2ème semestre : Spring break ! Un rythme épuisant donc qui n’a rien à voir avec nos calendriers français de vacances scolaires ! Egalement 40h de présence par semaine au lycée : 7h45 – 15h45 du lundi au vendredi… Sans parler des mentalités, des profs et des élèves, auxquelles il faut s’adapter car nos visions sur l’école sont différentes…
Une expérience plutôt difficile donc, à plus d’un titre, mais que je ne regrette pas une seconde et que j’envisage même de renouveler…
Le 14 avril 2008
Par contre, enseigner dans un lycée américain est un véritable sacerdoce pour les profs !
Dans ce lycée : 1er semestre du 3 août au 21 décembre, 1 jour de congé pour Labor Day et 3 jours autour de Thanksgiving. Une seule semaine de congé au 2ème semestre : Spring break ! Un rythme épuisant donc qui n’a rien à voir avec nos calendriers français de vacances scolaires ! Egalement 40h de présence par semaine au lycée : 7h45 – 15h45 du lundi au vendredi… Sans parler des mentalités, des profs et des élèves, auxquelles il faut s’adapter car nos visions sur l’école sont différentes…
Une expérience plutôt difficile donc, à plus d’un titre, mais que je ne regrette pas une seconde et que j’envisage même de renouveler…
C’est pendant ce séjour américain que j’ai commencé à m’intéresser à tout ce qui touchait à
l’informatique : Internet, emails, exercices interactifs, etc… Je disposais d’un ordinateur connecté sur Internet dans ma classe et il y avait plusieurs salles
informatiques dans l’école qui permettaient de faire travailler des classes entières.
Depuis ce séjour, je me suis inscrite à 2 ou 3 stage PAF chaque année pour découvrir comment créer des pages Web, travailler les images, le son, découvrir certains logiciels… et puis j’ai passé beaucoup d’heures devant mon ordinateur !
Depuis ce séjour, je me suis inscrite à 2 ou 3 stage PAF chaque année pour découvrir comment créer des pages Web, travailler les images, le son, découvrir certains logiciels… et puis j’ai passé beaucoup d’heures devant mon ordinateur !
Depuis quelques années, j’utilise un ordinateur dans ma classe : les fichiers mp3 sont très pratiques pour
présenter les documents sonores en classe ; je crée des diaporamas pour présenter le nouveau vocabulaire, etc…
Jusqu’à l’année dernière, cet ordinateur était relié à un téléviseur grâce à une carte graphique. Désormais je dispose d’un vidéo projecteur dans ma salle de classe et mon ordinateur est connecté sur Internet. Les élèves apprécient les nouvelles technologies car elles permettent de diversifier les supports et rendent les cours plus dynamiques. Tous les documents disponibles sont à portée de clics : images, sons, chansons, vidéos…
Et puis se rendre dans la salle informatique, ça permet également de rompre la routine et de faire de façon un peu ludique parfois des exercices qui paraîtraient rébarbatifs en classe !
Jusqu’à l’année dernière, cet ordinateur était relié à un téléviseur grâce à une carte graphique. Désormais je dispose d’un vidéo projecteur dans ma salle de classe et mon ordinateur est connecté sur Internet. Les élèves apprécient les nouvelles technologies car elles permettent de diversifier les supports et rendent les cours plus dynamiques. Tous les documents disponibles sont à portée de clics : images, sons, chansons, vidéos…
Et puis se rendre dans la salle informatique, ça permet également de rompre la routine et de faire de façon un peu ludique parfois des exercices qui paraîtraient rébarbatifs en classe !
Je suis l’un des webmestres du site de notre collège alors j’en profite pour mettre en ligne un certain nombre de
documents à la disposition de mes élèves et je ne manque pas de valoriser ce qui est fait en classe d’anglais !
Je suis convaincue qu’il faut s’adapter à notre jeune public et qu’il faut poursuivre notre travail en développant des outils numériques qui vont les stimuler : l’école doit rester au diapason avec son siècle ! Mais j’ai aussi le sentiment de beaucoup travailler pour rendre mes cours plus attractifs alors qu’en retour les élèves ne sont pas toujours aussi motivés que je le souhaiterais… Il faut souvent se satisfaire de ce que j’appelle « des petits riens qui font la différence » ! Je crois que néanmoins ils apprécient les efforts que je fais à leur intention alors nous nous entendons très bien quand même !
Je suis devenue tellement dépendante de mon ordinateur, une véritable « mouse potato » et des ressources proposées par Internet que je me demande comment à une époque j’ai pu travailler avec des cassettes à bandes et des tirages imprimés avec la machine à alcool !!!
Josiane BEHENGARAY
Collège Gustave FLAUBERT 76480 DUCLAIRJe suis convaincue qu’il faut s’adapter à notre jeune public et qu’il faut poursuivre notre travail en développant des outils numériques qui vont les stimuler : l’école doit rester au diapason avec son siècle ! Mais j’ai aussi le sentiment de beaucoup travailler pour rendre mes cours plus attractifs alors qu’en retour les élèves ne sont pas toujours aussi motivés que je le souhaiterais… Il faut souvent se satisfaire de ce que j’appelle « des petits riens qui font la différence » ! Je crois que néanmoins ils apprécient les efforts que je fais à leur intention alors nous nous entendons très bien quand même !
Je suis devenue tellement dépendante de mon ordinateur, une véritable « mouse potato » et des ressources proposées par Internet que je me demande comment à une époque j’ai pu travailler avec des cassettes à bandes et des tirages imprimés avec la machine à alcool !!!
Josiane BEHENGARAY
Le 14 avril 2008
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