La ville d'une tête, une histoire d'Agathe (6°2)
Loin du "flexiprof" (voir monde de l'éducation de ce mois-ci) et du rapport Pochard, voici un texte étonnant "La ville d'une tête", d'un jeune auteur de 6°2 (un de plus !), qui a dissipé aussitôt toute inquiétude
professionnelle pour laisser place à un sourire béat, celui du prof heureux...
Et oui, il y a des soirs où je me dis que j'ai de la chance...la chance d'enseigner en collège et de cotoyer des petites personnes vives, souriantes, à l'esprit fin et imaginatif, que tout intéresse et qui s'adonnent au plaisir de l'écriture avec talent !
Après les textes touchants et poétiques de Colin, inventifs et lumineux de X, la Proridayano fantastique de Juliette, voici une histoire écrite par Agathe, petite reine du suspense...Merci !

Tu vois cette ville ? Cette ville avec ce magnifique temple en verre de forme circulaire, envahit par une végétation sauvage. Ces petites maisons en bois de chêne bleu, accrochées aux arbres géants comme des boules de noël sur un sapin. Et ces grattes ciels en glace qui traversent les nuages, ces passants masqués avec extravagance. Tu as tout observé ? Maintenant, dis moi, es-ce que tu vois cette petite fille comme tant d’autre aux cheveux verts anis, dont les pommes rouges accrochées à ces mèches qu’elle à si frisé donne l’impression qu’elle est faite pour être croquée ? Elle est belle hein. Même si elle porte un banal masque couleur nacre avec une petite bouche rouge dessiné de travers, tu sais qu’elle est différente des autres, tu en ai sur. C’est moi qui l’ai inventé. Comme cette ville, comme l’histoire que je m’apparaître à te raconter. Bon, revenons en à la petite fille, on vas se rapprocher un peu. Voilà… C’est quoi cet air surpris ? Ah oui, je te comprends, tu n’avais pas vu la petite boule de poile niché dans son coup, c’est sa ? Et bien je te présente Tadcho, c’est un dragon. Il a l’air inoffensif comme sa, mais si tu as l’occasion de le voir avec la bouche ouvert, ne t’étonne pas si une rangé de dents bien aiguisée se présente à toi. Il est de la race des Daglu, ils ont la faculté de parler. Attend !! Je te parle, je te parle, mais j’oublie carrément de te présenter l’héroïne ; elle s’appelle
Netti. A présent que les présentations sont faites je vais te parler un peu de la ville, ensuite je te promets, que l’histoire va commencer.
Cette ville est très ancienne est a elle seul, elle constitue un monde à part. un vrai phénomène. Ici on croit en trois dieux ; Sita ; déesse du temps et de la nature, Oldocilbo ; dieu du mystère, de la mort et de l’amour et pour terminer Canali ; déesse de la justice. C’est probablement eux qui ont conçu la ville. Enfin non, c’est moi mais peut être que qu’au fond, je constitue les trois divinités à la fois (non je plaisante quand même). C’est bien gentil tout sa mais je sais que toi tu veux savoir comment sa c’est passer. Tout d’abord, Canali a dansé pendant un an autour de la future mégapole sans s’arrêter ; à force de d’enfoncer ses pieds dans le sol et d’emprisonner le vent entre ses doigts, la ville pris forme : c’est là que sont nés ses reliefs. Oldocilbo, lui, s’occupa de la créations du peuple ; en accompagnant Canali à la flûte, chaque note se transformer en une femme ou un homme. Et pour finir Sita qui chantait « cracha « (si je peux utiliser cette expression singulière) tout les animaux très spéciaux que tu vois se balader.
Bon, maintenant, comme promis je commence à te raconter l’histoire. Assied toi le plus confortablement dans ton lit, avec ton chat, ton chien ou ton poisson rouge, prépare toi un chocolat chaud et… C’est parti !
Netti marche doucement dans Oldonata, sa ville natale. Après un an de formation à Tibissia, elle était heureuse de se sentir dans une atmosphère familière. Tadcho lui souffla à l’oreille ses impressions sur le retour accompagné d’une petite flamme qui lui grilla une mèche.
-Tu exagères ! On était très bien sur ce Dragon Bleu. C’est une espèce très puissante et son dos était confortable. Bien sur tu n’as pas pu goûté à se plaisir puisque tu squatte tout le temps mon épaule. Apprend à voler et on en reparlera, lui rabroua la petite fille.
-C’est bon, c’est bon ! Mais je te rappelle que si je ne vole pas, ce n’est pas par fainéantise mais tout simplement parce que je n’ai pas encore l’âge. Ce dragon prétentieux avait au moins mille ans !
Ils longèrent le fleuve aux reflets, traversèrent le viaduc de Sita, empruntèrent l’avenue de la Justice et se retrouvèrent bientôt devant l’immense édifice ou Netti avait passé le plus clair de son enfance. C’était en monument encore plus haut que les grattes ciel du début. La moindre gravure dans la glace qui le constituait était si fine qu’on aurait cru se retrouver devant une personne transparente. Comme sur le temple, du lierre bleu grimpait sur les tours ; parfaits pour une princesse en fugue. Mais Netti ne conter pas fuguer ; sa maison lui avais tellement manquer ! Elle se pointa devant un soldat salamandre au garde à vous, queue en l’air et yeux globuleux regardant le ciel, ne sillant pas d’un pouce.
- Monsieur, je suis attendu à la cour ! Cria Netti, tellement la différence de taille était flagrante
- Hôte toi de mon chemin gamine, j’ai du boulot, cracha t-il comme si cette simple phrase était pareille que de boire un poison violant et périmé (car il ne savais même pas que le poison, une fois périmé se transformé en un délicieux cocktail de fraise)
- Et en quoi consiste votre boulot à part à part vous transformer en statue de sel ? Insista la fille, décidé à ne pas se laisser faire.
- Je dois monter la garde et laisser entrer les gens QUI Y SONT INVITE !
-Pour votre gouverne, sachez que je suis invité à entrer dans MA maison et même d’y rester ! Les cheveux de Netti volaient sauvagement autour de son masque et les pommes virèrent au rouge sang. Profitant de l’attention que lui apportait à présent le garde elle lui tendit une carte métallique sur laquelle était graver « passe de la princesse n° 6. »
La créature mi-homme, mi-salamandre, se mit alors à bafouiller.
- Désolé votre altesse, avec votre masque, je vous est prise pour une sotte qui viens me harceler tous les jours. Veuillez accepter mes sincères félicitations pour cette réussite et… bien venu chez vous !
Netti gravit les marches, passa l’arche de cristal et se retrouva dans un magnifique jardin ; des Sols Pleureurs majestueux abritaient des bancs en bois de cerisier, des cascades éclaboussaient les Chariti (sorte de chat de la taille d’une souris), de multiples arbres fruitier rivalisaient avec les couleurs gourmande de leurs fruits et des oiseaux multicolores hululaient de toute la force de leurs poumons pour se faire la cour. Des larmes essayèrent de s’échapper des yeux de Netti mais la petite les repoussa, il ne fallait pas, quand elle enlèverait son masque, que ses yeux soient tout bouffis. Elle inspira profondément et s’engagea dans la somptueuse allée. Oh non ! Elle devait encore montrer son passe à de stupides gardes. Quand es-ce que ce chemin sans fin finira t-il par s’arrêter ? Netti ne pris même pas la peine de s’exprimer : elle montra sa carte et une fois de plus, le soldat s’empressa de faire maintes révérences maladroites et exagérées. Elle se précipita dans la halle et commença à tournoyer dans tout les sens
- Et haut arrête ! J’ai mal au cœur, dit Tadcho en haletant.
La petite fit semblant de ne pas l’entendre et monta les marches de l’escalier en lapis-lazuli qui partageait la salle en deux parties. Elle effleura chaque mur, respira chaque odeurs, dévora des yeux toute les choses quelle voyait et sauta sur tout les majordomes quel connaissait. Netti semblait avoir rajeunit d’une dizaine d’année et de découvrir les délices du monde. Dans son hantousiasme, elle prit à peine le temps de se reposer après un si long voyage. Elle s’arrêta pour souffler. Tout d’un coup, la pièce devint sombre… Toutes les bougies s’éteignirent dans une rafale de vent inattendu, des ombres l’entourèrent et… Se rapprochèrent, se rapprochèrent… La princesse se sentait oppresser par les ombres. Une chaleur étouffante enveloppa son corps. Des papillons noirs dansèrent devant ses yeux. Elle tomba et perdit connaissance.
Suite au prochain épisode…
Et oui, il y a des soirs où je me dis que j'ai de la chance...la chance d'enseigner en collège et de cotoyer des petites personnes vives, souriantes, à l'esprit fin et imaginatif, que tout intéresse et qui s'adonnent au plaisir de l'écriture avec talent !
Après les textes touchants et poétiques de Colin, inventifs et lumineux de X, la Proridayano fantastique de Juliette, voici une histoire écrite par Agathe, petite reine du suspense...Merci !
La ville d’une tête
Tu vois cette ville ? Cette ville avec ce magnifique temple en verre de forme circulaire, envahit par une végétation sauvage. Ces petites maisons en bois de chêne bleu, accrochées aux arbres géants comme des boules de noël sur un sapin. Et ces grattes ciels en glace qui traversent les nuages, ces passants masqués avec extravagance. Tu as tout observé ? Maintenant, dis moi, es-ce que tu vois cette petite fille comme tant d’autre aux cheveux verts anis, dont les pommes rouges accrochées à ces mèches qu’elle à si frisé donne l’impression qu’elle est faite pour être croquée ? Elle est belle hein. Même si elle porte un banal masque couleur nacre avec une petite bouche rouge dessiné de travers, tu sais qu’elle est différente des autres, tu en ai sur. C’est moi qui l’ai inventé. Comme cette ville, comme l’histoire que je m’apparaître à te raconter. Bon, revenons en à la petite fille, on vas se rapprocher un peu. Voilà… C’est quoi cet air surpris ? Ah oui, je te comprends, tu n’avais pas vu la petite boule de poile niché dans son coup, c’est sa ? Et bien je te présente Tadcho, c’est un dragon. Il a l’air inoffensif comme sa, mais si tu as l’occasion de le voir avec la bouche ouvert, ne t’étonne pas si une rangé de dents bien aiguisée se présente à toi. Il est de la race des Daglu, ils ont la faculté de parler. Attend !! Je te parle, je te parle, mais j’oublie carrément de te présenter l’héroïne ; elle s’appelle
Netti. A présent que les présentations sont faites je vais te parler un peu de la ville, ensuite je te promets, que l’histoire va commencer.
Cette ville est très ancienne est a elle seul, elle constitue un monde à part. un vrai phénomène. Ici on croit en trois dieux ; Sita ; déesse du temps et de la nature, Oldocilbo ; dieu du mystère, de la mort et de l’amour et pour terminer Canali ; déesse de la justice. C’est probablement eux qui ont conçu la ville. Enfin non, c’est moi mais peut être que qu’au fond, je constitue les trois divinités à la fois (non je plaisante quand même). C’est bien gentil tout sa mais je sais que toi tu veux savoir comment sa c’est passer. Tout d’abord, Canali a dansé pendant un an autour de la future mégapole sans s’arrêter ; à force de d’enfoncer ses pieds dans le sol et d’emprisonner le vent entre ses doigts, la ville pris forme : c’est là que sont nés ses reliefs. Oldocilbo, lui, s’occupa de la créations du peuple ; en accompagnant Canali à la flûte, chaque note se transformer en une femme ou un homme. Et pour finir Sita qui chantait « cracha « (si je peux utiliser cette expression singulière) tout les animaux très spéciaux que tu vois se balader.
Bon, maintenant, comme promis je commence à te raconter l’histoire. Assied toi le plus confortablement dans ton lit, avec ton chat, ton chien ou ton poisson rouge, prépare toi un chocolat chaud et… C’est parti !
Netti marche doucement dans Oldonata, sa ville natale. Après un an de formation à Tibissia, elle était heureuse de se sentir dans une atmosphère familière. Tadcho lui souffla à l’oreille ses impressions sur le retour accompagné d’une petite flamme qui lui grilla une mèche.
-Tu exagères ! On était très bien sur ce Dragon Bleu. C’est une espèce très puissante et son dos était confortable. Bien sur tu n’as pas pu goûté à se plaisir puisque tu squatte tout le temps mon épaule. Apprend à voler et on en reparlera, lui rabroua la petite fille.
-C’est bon, c’est bon ! Mais je te rappelle que si je ne vole pas, ce n’est pas par fainéantise mais tout simplement parce que je n’ai pas encore l’âge. Ce dragon prétentieux avait au moins mille ans !
Ils longèrent le fleuve aux reflets, traversèrent le viaduc de Sita, empruntèrent l’avenue de la Justice et se retrouvèrent bientôt devant l’immense édifice ou Netti avait passé le plus clair de son enfance. C’était en monument encore plus haut que les grattes ciel du début. La moindre gravure dans la glace qui le constituait était si fine qu’on aurait cru se retrouver devant une personne transparente. Comme sur le temple, du lierre bleu grimpait sur les tours ; parfaits pour une princesse en fugue. Mais Netti ne conter pas fuguer ; sa maison lui avais tellement manquer ! Elle se pointa devant un soldat salamandre au garde à vous, queue en l’air et yeux globuleux regardant le ciel, ne sillant pas d’un pouce.
- Monsieur, je suis attendu à la cour ! Cria Netti, tellement la différence de taille était flagrante
- Hôte toi de mon chemin gamine, j’ai du boulot, cracha t-il comme si cette simple phrase était pareille que de boire un poison violant et périmé (car il ne savais même pas que le poison, une fois périmé se transformé en un délicieux cocktail de fraise)
- Et en quoi consiste votre boulot à part à part vous transformer en statue de sel ? Insista la fille, décidé à ne pas se laisser faire.
- Je dois monter la garde et laisser entrer les gens QUI Y SONT INVITE !
-Pour votre gouverne, sachez que je suis invité à entrer dans MA maison et même d’y rester ! Les cheveux de Netti volaient sauvagement autour de son masque et les pommes virèrent au rouge sang. Profitant de l’attention que lui apportait à présent le garde elle lui tendit une carte métallique sur laquelle était graver « passe de la princesse n° 6. »
La créature mi-homme, mi-salamandre, se mit alors à bafouiller.
- Désolé votre altesse, avec votre masque, je vous est prise pour une sotte qui viens me harceler tous les jours. Veuillez accepter mes sincères félicitations pour cette réussite et… bien venu chez vous !
Netti gravit les marches, passa l’arche de cristal et se retrouva dans un magnifique jardin ; des Sols Pleureurs majestueux abritaient des bancs en bois de cerisier, des cascades éclaboussaient les Chariti (sorte de chat de la taille d’une souris), de multiples arbres fruitier rivalisaient avec les couleurs gourmande de leurs fruits et des oiseaux multicolores hululaient de toute la force de leurs poumons pour se faire la cour. Des larmes essayèrent de s’échapper des yeux de Netti mais la petite les repoussa, il ne fallait pas, quand elle enlèverait son masque, que ses yeux soient tout bouffis. Elle inspira profondément et s’engagea dans la somptueuse allée. Oh non ! Elle devait encore montrer son passe à de stupides gardes. Quand es-ce que ce chemin sans fin finira t-il par s’arrêter ? Netti ne pris même pas la peine de s’exprimer : elle montra sa carte et une fois de plus, le soldat s’empressa de faire maintes révérences maladroites et exagérées. Elle se précipita dans la halle et commença à tournoyer dans tout les sens
- Et haut arrête ! J’ai mal au cœur, dit Tadcho en haletant.
La petite fit semblant de ne pas l’entendre et monta les marches de l’escalier en lapis-lazuli qui partageait la salle en deux parties. Elle effleura chaque mur, respira chaque odeurs, dévora des yeux toute les choses quelle voyait et sauta sur tout les majordomes quel connaissait. Netti semblait avoir rajeunit d’une dizaine d’année et de découvrir les délices du monde. Dans son hantousiasme, elle prit à peine le temps de se reposer après un si long voyage. Elle s’arrêta pour souffler. Tout d’un coup, la pièce devint sombre… Toutes les bougies s’éteignirent dans une rafale de vent inattendu, des ombres l’entourèrent et… Se rapprochèrent, se rapprochèrent… La princesse se sentait oppresser par les ombres. Une chaleur étouffante enveloppa son corps. Des papillons noirs dansèrent devant ses yeux. Elle tomba et perdit connaissance.
Suite au prochain épisode…
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