Bac, bac, bac...Sentiment d'un L fraîchement diplômée (Lisa, mention TB)

Publié le par Marielle Bianchi

 

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Hem.

Le bac.

On en entend parler depuis longtemps de celui-là. C’est un peu le couperet qui sanctionne la fin de nos études au lycée. C’est aussi celui qui dit qu’on a le droit de les poursuivre ailleurs, ces études. Bref. Un truc qui semble être une entité imposante dont le regard décide, en partie tout du moins, de la suite des choses pour nous.

Donc, le bac. Que dire dessus ?

D’abord que je sais que tout ce que je pourrais dire concernant la facilité des épreuves et tout le blabla ne ferait qu’enrager certaines personnes et ne servirait en rien à rassurer les suivants. Oui, parce que je ne serais ni la première, ni la dernière à vous dire « non, mais le bac, c’est pas très compliqué en fait, il suffit de travailler un peu et tout se passe comme sur des roulettes. En vérité, c’est juste fait pour faire peur ! ». Je sais à quel point ce genre de propos est horripilant, surtout venant d’une jeune diplômée, qui n’en a donc plus rien à faire, puisqu’elle l’a. Alors que dire ?

Ben, d’abord, et malgré ce que je viens juste de noter au-dessus, que le bac n’est pas là pour nous faire échouer et que je doute fortement que les correcteurs jouent à celui qui mettra la plus mauvaise note. Ce que je veux dire, c’est que le bac est là pour évaluer un travail que vous avez fait. Alors forcément, c’est pas toujours juste, parce qu’il existe des gros fainéants qui ne – passez-moi l’expression – brandouillent rien de toute l’année et qui s’en tirent avec une mention très bien et des gens qui bossent comme des acharnés simplement pour l’avoir tout court. Alors, ouais, c’est pas équitable. Mais c’est comme ça. Et je doute franchement que quelqu’un qui a bossé un minimum pendant l’année ne l’ait pas.

 

Je ne vais pas non plus faire une leçon de morale comme quoi il faut travailler et tout le bazar, vos profs et vos parents sont là pour ça. Je vais plutôt me concentrer sur mon ressenti personnel des choses pour cette année de réforme du bac (joie et allégresse). J’étais une élève de Saint Sernin, en bac L ; c’est-à-dire que je passais mes épreuves de littérature, de philosophie, d’histoire/géographie et de langues cette année.

J’y suis allée plutôt tranquillement. Parce que je venais d’obtenir le concours du Louvre (qui nécessite un niveau bac amélioré). Donc c’est déjà de la triche, parce que je ne stressais pas. Ou presque pas. Et que c’était plus facile d’avoir les idées claires. Ca, c’est pour le contexte général.

Ensuite, peut-être des précisions quand aux épreuves. Vu que je suis en L, je comptabilisais moins d’épreuves que mes camarades de S et de ES. Elles se sont toutes passées relativement bien. En passant, je conseille à tous les futurs bacheliers d’emporter à manger et à boire pendant leurs épreuves, et d’ouvrir leurs paquets de bonbons/gâteaux/sucreries avant le début de l’épreuve parce que les regards noirs portés sur vous parce que vous faites du bruit en ouvrant votre p****n de boite de gâteaux, mais quel besoin elle a de manger celle-là ? (je me dédouane de tous les propos de cette phrase, ce sont les pensées de mes camarades de bac) , ces regards noirs donc sont particulièrement effrayants et désagréables. Bref. Tout le monde est un peu à cran, mieux vaut éviter les incidents diplomatiques parce que votre ventre se plaint.

Le contenu des épreuves, quant à lui, était globalement similaire à celui de mes contrôles en cours d’année. Je me suis même retrouvée, en philosophie, devant l’intitulé d’une dissertation dont je m’étais servi pour réviser mes notions philosophiques. Joie et bonheur ! Le niveau demandé est même, je dirais, légèrement inférieur à celui des cours. Et tout particulièrement cette année, au niveau des langues… Pour tout dire, mon frère, qui vient de passer son brevet, a réussi à lire le texte d’espagnol et à répondre aux trois premières questions. C’est un niveau qu’il n’est censé atteindre que dans 2 à 3 ans. Je vous laisse donc imaginer le niveau demandé. En même temps, cette perte de niveau écrit est compensé, au moins un peu, par les oraux (que j’ai passé après mes épreuves écrites, privilège de L !). Et dans un sens, je pense que c’est un peu mieux. Parce que je reste persuadée qu’une langue s’apprend mieux en parlant. Alors, oui, c’est difficile pour les timides, mais je suis une ancienne timide moi-même (je crois que Mme Bianchi peut le confirmer, tout du moins si elle s’en souvient encore), et j’ai réussi ces épreuves sans trop de problème. Les profs sont là pour faire un bilan avec nous, pas pour nous casser !

 

Bref, vous l’aurez compris, ce que j’ai à dire sur ce bac, c’est que (au moins cette année), il ne m’a pas présenté de difficultés particulières et, même, qu’il m’a un peu déçue, car « qui vainc sans péril, triomphe sans gloire ». Bien sûr, je suis très heureuse d’avoir été mentionnée et tout le petit bazar, mais pour tout le foin qu’on m’en a fait avant, j’ai trouvé que c’était un peu décevant. On va dire que je suis heureuse de voir que ma famille est fière de moi, et qu’en soi, c’est déjà génial !

Bon courage à tous les suivants !

Publié dans ALORS - CE BAC

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kenza 03/09/2013 19:26


bonjour,tous les texte sur le bac son trés intéressant et trés bien écrie !


merci aux ex lycée et à M.Bianchi!!!

Marielle Bianchi 03/09/2013 20:19



Merci Kenza ! Tu demande à Erwan d'en écrire un ? Très bonne rentrée à vous deux !