Arboésie, terre des ancêtres, un article de Lisa B.

Publié le par Marielle Bianchi

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Arboésie, terre des ancêtres

 

 

« Waow » est une expression sioux pour désigner une grande émotion sur laquelle on ne peut mettre de mot.

« Waow » est le mot pour décrire ce spectacle, tout en grâce, qui nous plonge dans une ambiance tribale.

Arboésie, terre des ancêtres est un spectacle tout en poésie, où le commencement est la fin. Un spectacle qui traite de la vie, à rebours.

 

Sur la scène dénudée, la vieille aux fagots. La vieille aux fagots, c’est un personnage qui apparaît sans prévenir, au masque de terre et à l’habit blanc ; c’est une créature inconnue qui se meut en silence. Elle nous fait peut-être un peu penser aux trois sorcières de Macbeth, cette vieille aux fagots, mais on l’oublie vite. Elle nous emmène avec elle, dans son monde, avec sa danse.

Elle devient tour à tour un esprit (qui n’est pas sans nous faire penser à celui de Chihiro), un animal aux aguets, une petite fée. Et, au fur et à mesure, elle remonte sa vie, meurt et renait à chaque âge, différente.

Quand le manteau blanc tombe, les années reviennent, et le corps rajeunit. C’est l’adulte qui nous fait face et qui nous conte son histoire. Puis, lorsque son temps est passé, l’enfant en surgit et prend le relais.

 

Arboésie, terre des ancêtres nous rappelle des valeurs archaïques, vante la beauté du geste, la diversité de la danse.

Pascale Bravo, la danseuse et chorégraphe, incarne cette femme et porte son histoire avec sensibilité et fluidité.

Emouvant, vibrant, poétique, son spectacle chante la vie.

Magnifique.

 

Photos : Nathalie Cousin

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