Les Tri-Âmes (chapitre 4 deuxième partie), un roman de Juliette (4°1)

Publié le par Marielle Bianchi


Sirak, (dessin retouché par Juliette à l'ordinateur)



Chapitre 4, première partie


 

CHAPITRE 4 : deuxième partie


-Alors ça avance ?

-Comme tu dois le penser il faut du temps pour accepter d’être en lien mentale avec quelqu’un d’autre ; entre 4 et 5 mois en moyenne.

-Donc ils n’ont pas de…Disons connexion ?

En fait vu son expression la question n’avait pas lieu d’être mais bon…

-Non mais ils parlaient tellement ensemble ils avaient l’air de se comprendre, enfin voilà quoi. dit-elle sur le point de se mettre à pleurer

En plus je m’embrouille moi avec tout ça je suis pas « super-intelligent-man-qui-comprend-tout-avant-qu’on-lui-explique »je suis ...normal. Elle pourrait pas faire simple ?

-On fait quoi alors ?

Ma souris avait eu le temps de se reprendre et c’est donc sur un ton normal qu’elle me répondit :

-En fait il y a quelque chose qui cloche, il sait des choses qu’on ne lui a jamais dit, qu’il ne devrait pas savoir.

-Qui ça ?

-Tonami.

-Monami. rectifie-je

-C’est ce que j’ai dit !

-Calme-toi, ça va, continue.

Reprenant son calme, elle me dit :

-Donc on pourrait croire que…Enfin…Comment l’expliquer ?

Une voix derrière elle me fit sursauter.

-Moi je le peux.

-Balt…Sirack voici la souris de ton…Camarade.

Au moins sa remarque parvint à m’arracher un sourire.

-Voilà il y a un lien mais très tenu, mais pas comme un fil de nylon ; un lien petit, infime. Et ce qui n’est pas normal c’est que non seulement c’est très tôt, mais en plus c’est lui qui a crée la connexion, pas moi.

J’ai absolument rien compris, à part qu’on avait une petite, une infime chance de sauver Monami.

-Une chance sur combien que ça marche ?

« Balt » réfléchi et après un long moment lâcha :

-Je dirai sur 100 millions environ.

-hung. Tu …vous êtes sérieux ? ça veut dire que si on n’essaie 100 millions de fois la dernière est la bonne ?

-Aïe ma tête, hum disons que sur 100 millions de personne dans son cas dans les quinze jours qui suivent l’accident on en réveille un et les autres dans le coma à tout jamais.

C’est pas flippant du tout son truc.

-On essaye quand même ?

Ils me regardent l’air de dire « mais il a rien compris ou quoi ? » 

-Les explications c’est pour que tu comprennes le principe ; bien sûr qu’on va essayer !Et des deux moyens mais cela pouvait aussi te remonter ta moyenne dans certaines matières.

Puis la souris de Monami, « Balt » et Baki se couchèrent contre lui et attendirent enfin semblèrent attendre. Et moi je m’ennuyais ferme mais pour faire plaisir à ma souris je me teins tranquille. Et j’attendis.

-« Enfin »

Hein ?Qui parle les souris sont en train de faire leur sauvetage et jusqu’à preuve du contraire les chevaux (encore en train de dormir d’ailleurs) ne parlent pas. Alors qui ? 

Nous »

La voix vient… de moi !

-« Pourquoi dis-tu cela ? »

Hum voyons si je réponds à la question…

-« Nous nous répétons : pourquoi dis-tu cela ? »

-Car il me semble qu’elle vient de moi-même, mais qui êtes-vous ?

Silence bizarre mes mystérieux correspondants voudraient rester anonymes ?

-« Non, mais nous ne savons pas comment vous nous nommez »

-Ah. Alors disons que vous allez vous décrire.

-« Bien, tu as fait Ad et nous avons disparus , ta réaction nous as surpris ; pourquoi as-tu fait cela ? »

-Vous…vous êtes les pélicans ?

-« Envoie –nous une image de pélicans »

-Comment je peux faire ?

-« Tu y penses en essayant de te rappeler à quoi cela ressemble. »

-Il faut que vous sachiez que quand je dis pélicans je parle en fait de pélicans de feu. Bon trêve de bavardages, je vous envoie une image.

Je me concentre et je repense à l’immense troupe tout au début et puis au premier que j’ai vu.

-« Oui ce sont nous »

-Mince et comment vous faites pour me parler ?

Silence tiens j’aurai rêver ? Non impossible la voix était si prenante ,si…indéfinissable. Cette voix m’avait sortit de mon ennui précédent alors je peux la remercier .

-Ce ne sera pas nécessaire .

La voix ne vient plus de « moi » mais de ma gauche. J’ouvre les yeux, je pivote doucement vers la gauche et je les vois ; ils sont splendides, mais pas terrifiant.

-C’est vous ?

-Oui.

-On dirait que vous lisez dans mes pensées.

-En effet, mais maintenant nous sommes libres.

-Libres ?comment ça ?

-Nous sommeillons dans tes ascendants et toi depuis un temps, mais tu nous as libérés ; nous ne sommes plus en toi tu as des frères et des sœurs et tu as un sentiment qu’ils n’ont jamais eu et n’auront jamais : tu nous as fait peur, tu nous as ainsi libérés.

-C’est faux.

Le ton mesuré et calme venait du plus profond de moi-même. Le pélican me jaugea et après un long moment dit ;

-J’attends ta réponse.

-Vous ne m’avez rien demandé.

-Alors tu aurais raison…

-Pourquoi aurai-je raison d’après vous ?

-Car tu sais ni voir, ni sentir, ni toucher encore moins entendre et parler.

-C’est faux ! Vous dites n’importe quoi !

Cela m’avait échappé trop tard.

-Non !

La voix s’était fait dure, comme pour me montrer la puissance des pélicans.

-Ah ouais ? Alors sachez que le ciel est rempli d’étoiles, votre voix est dure, ma main est douce, ça pue le crottin, je parle et je peux même hurler comme je le fais maintenant !

-Tu ne peux comprendre ; quelqu’un nous as réveillé cette chose n’est pas elfique, ni même mâle ou femelle cette chose n’est rien, mais elle est aussi tout !

-Ah.

J’éclate de rire :franchement ils se moquent de moi !

-Vous vous fichez de moi ? Non parce que jusqu’à preuve du contraire, vous êtes totalement cinglés ! Vous jouez les sages alors que vous n’êtes que des novices !

Les pélicans me regardent, ils semblent contrariés, mais aussi étonnés de ma réplique plutôt agressive il faut le dire.

-Nous entends-tu toujours ?

Alors là ils poussent le bouchon trop loin ! Comme si je ne les entendais pas ! Quelle insolence envers la personne que je suis !(enfin non en fait je ne suis rien du tout mais bon cela fait toujours du bien de se défouler pour un oui ou pour un non et à l’occasion de se considérer comme important).

-À votre avis ?

-Tu nous entends toujours…Intéressant…

-Eh oui le petit morveux, sourd, aveugle muet, qui ne sent aucune odeur et qui as la peau insensible est tout de même intéressant.

Il faut que j’arrête de faire des répliques aussi cinglantes ou je vais finir carbonisé.

Les pélicans semblent se concerter et finalement l’un des jeunes s’avance et, et…

-Salut !

Hein c’est quoi cette arnaque ?

-Surtout ne réponds pas.

-Oh pardon votre seigneurie.

-J’aimerais que tu arrêtes de te la jouer ironique.

-O.K. d’accord, moi c’est Sirack garçon ignisdien. Et toi ?

-Mon vrai nom est imprononçable pour toi, mais si je le déforme au maximum vers quelque chose de prononçable ça doit être Théoilvé.

-Femellle ou mâle ?

-Fille.

Mince ! J’avais oublié que les pélicans sont des êtres parlants et pensants, voir même plus évolués que nous, ma question supposait qu’elle était un vulgaire animal ; j’ai dû la froissée au plus au point, heureusement qu’elle est assez polie pour ne rien en laisser paraître.

-Désolé, vraiment, je ne sais pas pourquoi j’ai dit cela, vous me pardonnez ? S’il vous plaît ! S’il vous plaît !

Elle me lança un regard du genre : « Mais qui est ce type ? Il n’est pas bien ! ».

-Touche-moi en main libre.

-Mais je peux pas ; je suis pas encore adulte je ne suis pas en harmonie totale avec le feu ! Et même là j’aurai la main immobilisée et couverte de bandages pendant je ne sais combien années !

-Touche-moi !

Sa voix jusqu’à présent chaleureuse est désormais impérieuse, tranchante et demande une obéissance immédiate.

-Qu’attends-tu ?

Je m’approche : un pas, deux pas, trois pas, quatre, cinq, et six. Elle fait deux fois peut-être trois fois ma taille de loin on aurait qu’elle ne faisait pas grand chose de plus que moi…Mais là elle est vraiment impressionnante, et elle n’a pas finit sa croissance ! Je lève ma main et regarde son plumage ; si beau mais si dangereux pour moi, à moins d’un miracle avec de la chance je me retrouve avec le reste d’ un bras, au pire je souffre de séquelles toute ma vie en plus d’avoir un bras ou plus en moins. C’est réjouissant comme perspective !Pourquoi faut-il que son plumage soit constamment enflammé ?Même une plume qu’elle aurait perdue, il y a dix ans pourrait me brûler et m’infligerait dans le pire des cas l’amputation de ma main. Elle me regarde et son regard à lui seul me dissuade de reculer de ne serait-ce qu’un mok et mes espoirs qu’un miracle se produise partent en fumée sûrement bientôt rejoint par ma main gauche.

-Je me répète qu’attends-tu ?

Son ton s’est radouci mais la menace plane dans l’air soit je le fais de mon plein gré soit elle me carbonise sur place.

-J’attends… Euh…J’attends que tu t’avances !

-Tout de suite, après tout peut-être nous sommes nous trompés.

Joignant le geste à la parole, elle s’avance vers moi si bien que je sens d’ici la chaleur énorme de son corps. Je m’approche la regarde une dernière fois, ferme les yeux, rempli mes poumons et la touche, un cri m’échappe ; je ne peux plus enlever ma main.

 

 

*

 

 

Ils veulent me réveiller…Non il ne faut pas…Je suis en train de comprendre ce que j’ai toujours su… Hum finalement être tout et rien à la fois c’est plutôt agréable. Dois-je me réveiller ? Ils arrêteraient, mais je ne serai plus dans cette flamme de bonheur. Alors que décider ? Raaahhh… !Cela fait mal…mal. Le coup est d’une douceur inconnue mais d’une violence inouïe ! Comment est-ce possible ? Est-ce « moi » ou quelqu’un qui m’entoure qui a reçu cette douleur ? Sirack…Pitié pas lui ! Baltimar ou Baki ? Qui est Baki ? La souris de Sirack, mais comment je le sais qu’elle se nomme ainsi ? Bon on verra plus tard. Eterel ?Mon cheval ?Et comment je sais que celui de Sirack s’appelle Eterel ?Mais attendez…Si ce n’est ni les chevaux ni les souris alors c’est…Oh non Sirack ! Ou t’es allé chercher des ennuis cette fois ? Il faut que je me réveille ! Réveille-toi mince !Saleté ! Réveille-toi ! J’entend des brides de phrases ! Enfin…

-Mais … on … desepé …alt.

-Imp…je…vu depuis…temps.

Cela s’améliore, ouf !

-C’est étrange…On dirait qu’il a la volonté de se réveiller mais un barrage semble s’y opposait, il est prisonnier de son propre corps. dit Baltimar

-Tu penses comme moi à la fermeture ?lui répondit Baki.

La fermeture ? Késaco ?

-Il faut malheureusement y songer.

-Mais il est si jeune…

-Oui quel gâchis.

Visiblement je ne suis pas assez réveillé pour lire leurs pensées. En attendant il faut que je sauve Sirack. Attendez…Il y a une présence… Des pélicans de feu ! A tout les coup ce sont eux qui lui ont fait ça ! Je vais les étriper ! Bon comment on fait d’habitude pour se réveiller ? Une activité extérieur forte. Et comment on fait quand il n’y a pas d’ activité extérieur forte ?

On se réveille quand on a plus besoin de dormir ou si on a une horloge interne. Mon horloge interne c’est cinq heures et demie du matin et il doit être neuf heures du soir, et visiblement il faut pas compter sur « quand on a plus besoin de dormir»,alors comment je fais ?

 

*

 

-Raaahhh…

Enfin réveillé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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