Meet some English teachers (24) : Jean Sabiron (Ac. Poitiers)

Publié le par Marielle Bianchi

 

 

 

 

 

un parcours comme tant d’autres …

 

 

Au commencement était ….. l’amour de la langue anglaise, et …l’amour pour une jeune étudiante qui aimait aussi la langue anglaise.

 

 

J’avais toujours aimé la langue dans le secondaire, puis je me suis mis à l’apprendre à l’université, tout en l’enseignant en collège, c’était en 1967. 

Un an d’assistant à Londres m’a confirmé dans mes choix, celà en était donc fini de mes premières amours avec les maths et les sciences, dont j’avais pensé un moment faire mon métier.

 

Les 16 années de collège et de lycée ont été passionnantes, puis l’intérêt pour les sciences a repris le dessus; j’ai donc opté pour un détachement dans le supérieur, en fac de Sciences, précisément.

 

Là aussi, les expérimentations pédagogiques ont été possibles, avec l’enthousiasme que permettaient les encouragements de mes supérieurs, universitaires. J’ai découvert en 1992, un professeur de Bordeaux 2, extraordinaire, Michel Perrin, qui m’a dit un jour : «  tes expérimentations valent le coup d’envisager une thèse en didactique ! ».

A 50 ans j’ai soutenu ces 900 pages rédigées en 3 ans, et à l’issue de cette période très active, l’Université de Poitiers m’a confié le projet « Maison des Langues » de l’université , une offre qui doit se présenter une seule fois dans une vie professionnelle !

Dix ans après cette entreprise de conception et de gestation, l’architecture définitive sort de terre, et moi, j’ai pris du recul, et passé le relais de sa maîtrise.

Plus que jamais passionné des TICE et des applications - ou des détournements-  qu’elles permettent pour les langues, je milite pour leur intégration raisonnée dans l’université : à la méthodologie de la baladodiffusion que j’ai lancée en 2000, vient de succéder le blog VIGILangues, http://sabironlangues.typepad.fr/.

Depuis 2 ans maintenant, je filtre quotidiennement les informations en ligne, et les signale à quelques 500 collègues d’anglais, en leur disant : « regardez cela, c’est un aspect de langue ou de culture des pays dont nous aimons et enseignons la langue ». 

C’est mon premier travail-plaisir du matin : le plaisir de la découverte du chercheur et des situations « potentielles d’acquisition », pour des publics d’étudiants de toutes filières.


Ce travail va bientôt devenir plaisir, uniquement, car la jeune fille initiale, devenue collègue, et surtout compagne, est devenue complice de la thèse du quinquagénaire, et maintenant,  patiente retraitée de la pédagogie de l’anglais en IUFM.

.. et elle attend, de moins en moins patiemment certains jours, que son mari range définitivement ses plumiers, ses cahiers, et ses projets pédagogiques.

 

Que notre discipline soit les Maths, les Sciences, ou les Langues, nous transmettons surtout notre enthousiasme ;

 

Plus que jamais notre métier est un ART.

 

Retour au sommaire "Who's who ?"

 

 

 

Commenter cet article

Delphien gONCALVES 22/04/2008 11:04

Quel bel amour du métier ! J'ai moi même profité des cours à la maison des langues et eu Mme Sabiron de nombreuses années à la fac de Poitiers ! Que de bons souvenirs ! !