Les Tri-âmes (chapitre 2) de Juliette (5°2)

Publié le par Marielle Bianchi





 

 

 

 

 

 


 

 

CHAPITRE 2 :

 




- Je suis un Larminako

- C'est quoi ça ?

- C'est un ou une guerrière d'élite du feu mais qui vit en solitaire, et qui a pour compagnon les souris, seulement les souris d'Oka.

- Quoi! Mais t'en as de la veine toi! Tu vas pas à la Mina alors.

- Oui mais un esprit vient avec moi, c'est un esprit souris de professeur donc ce sera pire qu'à la Mina tu comprends ? Au fait, je pars demain pour trouver les tri-âmes. Tu sais combien ils sont ?

- Oui pour l'instant le bruit court qu’ils sont deux à s’être rendu compte de leur puissance.

- Ah ouis...je vois la chose, tu aimerais être le troisième toi ?

- Bah, fit-il avec un haussement d'épaule, pourquoi pas, je seras Sirak le maître des flammes ou encore Sirak le Magnum-dominus-ignis, ou....

- Ah mouis, tu sais quoi? Non bien sûr, les autres t'appellent Sirak le gniark

- Quoi ? fit-il scandalisé, mais un gniark c'est de la pourriture mélangée à un esprit peureux !

- Oui exactement, je rajoute peureux et négligeant.

Il éclate en sanglots sans honte sans peur, courageusement même. Il fit monter la sonorité. Bientôt tous furent au courant qu'il pleurait ; les filles sont là, elles présentent que Sirak fait exprès de pleurer (elles ont un don incroyable pour ça); les garçons ne comprennent pas pourquoi Sirak pleure et s'en moque; ils comprennent qu'il va y avoir du spectacle le reste leur importent peu. Pourquoi ? Moi je le sais mais dois-je le dire ? Non Sirak est assez courageux pour le dire, et c'est d'ailleurs ce qu'il fait en s'arrêtant d'un coup de pleurer:

- Est ce que vous me désignez par le surnom de...il s'arrête pour reprendre son souffle et hurle : Sirak le gniark ?

Un silence tombe, on me regarde avec des regards accusateurs. Et finalement Salorio prend la parole :

- Moi la doyenne des élèves, je reconnais que oui, dans toutes les bandes, clubs ou autres que nous créons, on t'appelle comme cela.

Likra, le plus jeune, prend à son tour la parole pour justifier et à regret, tous les meneuses (il n’y a presque pas de meneur) de bande doivent dire qu'ils le surnomment ainsi.

En faites le compte rendu est clair tout le monde sauf moi.

Sirak dit très calmement :

-Vous savez que pour être un Larminako il faut passer beaucoup d’épreuves

qui durent entre six mois et deux ans.

-Oui mais ton copain, il t’a menti en disant qu’il en était un, car aujourd’hui nous sommes le premier jour de Elno (mai), le jour des farces.

Sirak se mit à rire d’un rire effrayant et moi aussi je partis de ce même rire. Nous riions aux éclats, à gorge déployée. Quand nous nous arrêtons tous les autres élèves sont tétanisés. Alors, sans se concerter, comme par magie, nous avons dit la même chose en même temps:

-Ouais bah, vous savez quoi, nous on va aller à l’administration qui va nous dire si oui ou non on peut devenir Larminako. Et dans un quart d’heure tout au plus on reviendra mandaté tout eux Larminako!

Une clameur monta parmis les élèves pour l’instant celle qui avait mis le moins de temps à en devenir un, avait fait six mois soit cent trente-sept jours et nous on prétendait le faire en quinze minutes! De la folie pure quoi et nous ne fîmes qu’agrâver notre cas en lançant:

-On vous parie mille Fno (monnaie des ignisdiens) qu’on y arrive! Chacun, hein!

Et là, trois personnes relevèrent le pari : les trois sœurs Wits.

Alors Sirak et moi, nous entrons chez l’administration et alors je m’occupai de tout:

-Bonjour, on a besoin de deux papiers signés et tamponnés, monsieur.

-C’est pour quoi faire au juste, mes gaillards?

-C’est simple, vous prenez la fiche qui permet de montrer qu’on est un Larminako, vous en faîtes deux exemplaires, l’un au nom de l’éléve 269 autrement dit Sirak Walmer, et le deuxième au nom de l’élève 1, qui est orphelin et donc qui n’a pas de nom.

L’homme ne bouge pas, il est impressionné qu’on lui montre en toute simplicité une chose qui ne l’est pas. Il me regarde, et puis regarde Sirak.

-Déjà, vous devait savoir que le moins de temps que quelqu’un à mis pour se faire mandatés est de six mois et je me dois de vous dire que vous avais zéro virgule une bonne centaine de zéro et un petit un de réussir sur des millions de milliards de chances, et moi-même vu votre franchise je vous accorderai bien ce titre sauf que je ne suis pas le titulaire, mais…

Avec Sirak on s’est regardés, on avait tout juste la somme du pari ! L’homme laissa sa phrases en suspens quelques secondes et finit par dire tout simplement:

-c’est d’accord, les yobs.

Et il nous les a rempli, tamponné et les a fait signé par l’administrateur en chef en moins d’une minute. On est ressortis, on a montré nos mandatures de Larminako, on a reçu nos mille Fno chacun et on est partis à pied en tenant par la bride les chevaux vers le grand chemin de la vie.

 



 

Pour lire les textes de Juliette, cliquez sur les liens suivants :

La Proridayano : Prologue

La Proridayano : Chapitre I


Explication de texte

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Great Britain

 

 



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