La Proridayano (chapître 1) de Juliette (5°1)

Publié le par Marielle Bianchi


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Je suis enchantée et très flattée de publier ce soir le chapître 1 de La Proridayano de Juliette.
Si vous avez lu et aimé le prologue publié l'an passé sur le blog mais également imprimé (si, si, un vrai petit livre illustré par Martin, un camarade de Juliette), vous serez certainement intéressés par ce premier chapître.

Juliette adore la littérature fantastique !
Si vous la croisez au collège, vous la trouverez souvent absorbée dans ses pensées...Elle est incroyable Juliette ! Un brin énigmatique aussi...
Laissez-vous guider dans les dédales de son imagination, au pays des elfes...
Avis aux adultes : plusieurs lectures vous seront certainement nécessaires...
Si vous êtes collégien, alors, n'hésitez pas, plongez-vous dans la lecture et interrogez notre jeune écrivain local en laissant un commentaire ou en l'abordant au collège...


Merci Juliette !


      

Chapitre 1  



J’entre dans la salle ; elle est immense. Les tribunes sont incroyables, elles sont si grandes ! Mais on dirait, mais oui c’est du bois de erdèc* fabuleux, il en a fallu une quantité phénoménale pour les construire. Bon sang, je suis devant une des six sellievrem* du monde ! C’est si grand, d’après mes calculs, la salle est de cinq cent quarante mok sur quatre cent vingt de large, environ le triple de mes « appartements » dans la hutte familiale (je suis un elfe-castor ; le «résultat»du croisement d’un elfe et d’un castor femelle géante. Et du coup j’ai de la « fourrure » sur les jambes, le torse et les bras, c’est un signe de puissance dans mon village). Mais cette salle est bien plus intéressante que mes  « appartements ». Le bois est si rare ici…seuls les Terradiens* peuvent nous en fournir en quantité utiles, et on fait pas tellement ami-ami nous les Aquadiens*. Si j’avais suivi les cours ce matin, je saurai le montant qui a été payé…Oh non avec tout ça la queue a avancé ; je passe au tour prochain. Bon alors qu’est-ce que je dois dire déjà ? Ah oui ça me revient :
« Je me nomme Orcast, je suis un croisement d’un Elfe d’Eau et d’un Castor femelle géante »parfait, après il me dit de continuer. Je montre mes certificats et je lui fait le numéro baratin et il m’engage. Et si il m’engage pas…vaut mieux pas y penser. C’est à mon tour, allez je me lance…

                                                    *
   

« -Je me nomme Orcast, je suis un croisement d’un Elfe d’Eau et d’un Castor femelle géante.
-Ah voilà pourquoi tu as ce qu’on peut appeler une « pilosité non contrariée ».Bon désolé tu ne peux participer au Callown*, on n’accepte pas les clowns dis - je.
-Non j’ai le droit. Et d’abord j’ai vu une elfe–castor dans la sélection !dit-il. »
Têtu ce gamin tout de même. Alors il se tourna vers ceux de la sélection et dit en imitant ma voix :
-L’Elfe -castor vient ici.
-Oui j’arrive.
 Elle arriva et se tourna vers moi et dit :
-Papa pourquoi ne m’appelles-tu pas par mon nom ?
Alors le dénommé Orcast qui décidément est vraiment têtu, pivota vers moi.
-FA-VO-RI-TI-SM-E ! Votre fille est sélectionnée, pas moi :alors soit je suis sélectionné avec elle, soit elle et moi ne le sommes pas.
Mince ! Cette situation devient délicate et en plus il a fallu que j’ai une fille dotée d’un esprit de justice à toute épreuve.
 -Père vous me favorisez, dit-elle, je vous déteste :vous ne méritez pas mon affection !
Je suis abasourdi ma fille qui a douze saisons et moi son père qui en ai quarante-cinq . Elle me… m’humilie en public et bien elle va en baver !
-Ah oui jeune Orcast et bien, tu sais pourquoi je te refuse? Non bien sûr tu ne sais pas eh bien ma fille n’a pas de poils mais des oreilles de castor et des dents de castor !
-Quand à toi ma chère fille tu vas aller au Callown que tu passera sans rechigner.
Et entre temps l’autre petit castor avait eu le temps de se mettre en rogne.
-C’est pas ma faute !hurle-t-il.
-Et alors tu n’es pas accepté point final, dis-je d’un ton sans réplique, et maintenant déguerpis !


                                                       *


À ce moment (il faut bien que quelqu’un fasse quelque chose) moi, prince des Aquadiens (et tri-âmes en secret) je pénètre dans le champ de vision du sélectionneur et dis d’une voix dépitée :
-Oh, j’ai des poils en quantité, je ne serai pas sélectionné snif, snif …
Je vois le visage du sélectionneur se tordre en rictus démoniaque, faisant semblant de me désespérer (je me demande s’il croît vraiment qu’un elfe-castor se met à sangloter ainsi – ils sont connus pour leur caractère bien trempé- surtout à dix-huit saisons).
-Alors snif, snif je ne suis pas sélectionné ?
-Oh le pauvre, mais non tu as des poils de castor en grande quantité: tu es misérable, tu n’es pas sélectionné…
Incroyable, il ne pense même pas à vérifier si j’en ai ou non ; donc soit le niveau d’intelligence des sélectionneurs a baissé soit celui-ci est un cas particulier. Il continue ainsi à me parler avec cette voix qui est sensée vous glacer le sang dans les veines, donc c’est un cas particulier, et au bout d’un moment comme il me saoule je finis par dire, en prenant toujours  un air désespéré :
- Oh … Monsieur ayez pitié :que va dire ma mèèère ! Oh…Monsieur oh…S’il vous plait ! ! !
-Non, dit-il impérieusement.
  Je fais l’enfant qui essaye d’intimider (mais malheureusement pour lui c’est vrai) même si j’ai dix-huit saisons :
-Monsieur vous serrez licencié !
-N’importe quoi tu sais même ce ramolli de prince ne me ferait pas peur ! Ah, Ah, Ah…
Bah il vaut mieux regarder la vérité en face : la population ne m’apprécie pas ou bien c’est lui qui dit n’importe quoi. Je pense que la suggestion deux est la bonne. Agissons en conséquence. Je fais donc signe à Julius le benjamin des juges d’aller chercher ma mère adoptive (autrement dit la reine de l’Unique Océan). Il arrive quand le sélectionneur débite des paroles pas si flatteuses sur elle. Ma « mère » se raidit en les entendant et fit son « entrée » dans la lumière -et se faisant dans le champ de vision du sélectionneur qui pâlit - et me regarda piteusement.
-Mon fils, on ne m’avait pas prévenu de ton retour ! Je suis si contente que tu sois de nouveau parmi nous, son regard s’assombrit brusquement et elle continue avec les politesses d’usage. Mais son regard meurtrier est posé sur le sélectionneur, Mais un petit sélectionneur t’importune ? Pourquoi ? Je le lui demande ! Alors pourquoi monsieur ? dit-elle à l’intention du sélectionneur.
 -Mais … Mais il y a un malentendu votre Majesté cet … Ce jeune homme ne peut être vo …
 -Le prince ! rugit ma mère.
-Oui … Oui votre Majesté, dit-il terrorisé, je disais donc ce jeune homme ne peut être le prince : l’héritier du trône…
-Suffit ce « jeune homme » comme vous dites est mon fils, de retour de son déplacement officiel ! Et ce n’est pas vous qui allez m’apprendre qui est mon fils quand bien même vous fassiez du favoritisme et que vous le justifiez par une marque de naissance qui n’est pas volontaire. Et quant aux insultes que vous avez proféré à mon attention, elles suffisent largement à vous donner quarante-six saisons de Sutr* à Ourgfhjikiou.
Je tressaillis Ourgfhjikiou est la prison la plus terrible qui soit. Ma mère serai-t-elle si cruelle ?Je suis dans mes pensées quand mon humble serviteur (et ami) Julius me fait monter dans mon dref privé. Une fois dedans je prends enfin vraiment compte de la présence de Julius qui affiche une expression contrariée et se retient visiblement de me crier dessus (j’étais tout de même prince et lui simple apprenti-juge autrefois paysan).
-Lâche - toi, lui ordonnait -je, lâche-toi mais lâche - toi !
Comme il persiste à rester muet, j’essaye autre chose :
- Lâche - toi espèce de…
Julius m’interrompit prestement :
-Maître voyons ne vous emportez pas.
Il était visiblement étonné par ma mise en scène vu que je ne m’emporte jamais.
-Alors lâche -toi donc mais fais le bon sang c’est un ordre, un ordre tu        entends !
-Très bien maître, je vais tout vous dire le fond de ma pensée, même si ça va me coûter la vie ! Vous m’ignorez tout bonnement sans vous soucier de respecter votre emploi du temps, ou de me dire des consignes ou de me dire si j’ai bien fait d’avoir pris en charge le jeune Orcast, et de vous avoir assuré le soutien de votre majesté de mère en me déplaçant pour l’avertir de votre mise en scène et sans vouloir vous vexer d’être attentif à tous vos mouvements.
-Voilà tu vois ce n'étais pas difficile et je parie que cela t’as fait du bien.
-Je dois l’avouer oui.
-Très bien voilà une bonne chose de faite! Puis-je voir Orcast ?
-Bien sûr je vais le chercher.
Et il reprend son rôle de serviteur.
-Merci Julius.
-Je ne fais que mon devoir votre Éminence.
Il revient bientôt en compagnie d’Orcast.
-Bonjour, Orcast, comment va-tu ?


                              *


J’étais troublé par ces paroles car, en effet, pas la moindre trace d’arrogance seulement de la compassion. Enfin je dois me reprendre, ce n’est sûrement qu’une facade ! Alors là, il ne faut pas que j’oublie la politesse !  
-Oui, votre Éminence vous m’avait fait mander votre Éminence ? Puis-je                      savoir pour quelles raisons votre Éminence ?
-Ah je vois hum …Pouvons-nous mettre de côté le fait que tu me vouvoies et le « votre Éminence »? Non car vois-tu cela m’agace quand c’est un
tnecseloda*
-B… Bien sûr votre Éminence.
-Bon déjà tu ne m’appelles pas comme ceci et ensuite arrêtes de me vouvoyer c’est comme cela que tu parles à tes amis peut-être ?
-Mais euh …
-Oui ou Non ?
-Hum oui bien sûr mais eux…
-Mais eux …   
Oh il faut que j’arrête de bafouiller et de me répéter sans cesse !
-Comment dois-je vous nommez ?
-Ah je vois-on… Enfin disons que tu m’appelleras Louta ! D’accord ?
-Euh…Oui, Oui…Louta.
-Bon ceci fait nous allons parler d’autres chose …Sais-tu que le sélectionneur n’avait pas totalement tort ?dit-il d’un air innocent.
J’enrageais intérieurement… impossible de supporter cet affront !
-Comment oses-tu dire ça !
-Cela pas « ça »…
-Oh et puis boucle-la. T’es qu’un traître séparatiste après tout ! Tu as renié ta propre mère !
-Écoutes-moi avant de me couper si cela ne te dérange pas.
-Un…
-Surveille ton langage ! Ce n’est pas parce que je t’ai permis de me parler dans un langage familier Que tu as le droit de…
L’autre zigoto (Julius je crois) renchérit :
-C’est vrai n’oubliez pas que vous parlez au prince !  
-Vous l’domestique, vous la bouclez !
Ils m’énervent royalement quand soudain d’un coup Louta m’envoie sur le mur. En me relevant, je constate l’impossible, je suis sec, mais vraiment sec de chez sec or seule la rotation de la cheville droite vers la gauche tout en se pinçant l’oreille permettait d’avoir une attaque pouvant être aussi soudaine et rapide mais cela impliquer que la victime soit trempée jusqu’aux os. Alors comment ?
-Julius notre « invitée » est trempée si je ne m’abuse, veux-tu bien aller lui chercher une serviette et un séchoir ?
-Heu monsieur nous n’avons plus le droit au …
-Pardon j’avais oublié alors disons que vous lui apporter des vêtements à sa taille.
Il pianota sur le clavier relié à un ordinateur incorporé dans le mur. Puis se tourna vers moi.
-Tu fais combien ?
-Quarante mok.
-S’il te plait avoue tu n’en fais pas plus de trente-huit et demie.
Zut il est fortiche ce yob*, il a remarqué ce que même ma mère ne pourrait contredire. On comprend que notre reine l'a nommée héritier à la place de son autre fils adoptif, Nècrène. Bon essayons de parler comme lui. 
-Je ne peux vous contredire, en effet je n’en fais que trente-huit.
D’un coup un « détail » me revient ; je suis sec et il a demandé à Julius d’aller me chercher une serviette et des vêtements de rechange ainsi que …Quoi d’ailleurs ? Un « séchoib *» ou quelque chose dans le genre, enfin bon un truc inconnu.
-Aller Julius presse-toi s’il te plait ensuite tu transmets à ma mère que mes deux invités et moi rejoindrons nos quartiers respectifs plus tard que prévu mais avant le repas de onze erueh* .
-De une erueh ? Mais sans vouloir vous vexer nous devons fêter votre eriasrevinna de dix-huit années (treize ans et demi).
-J’en ai parfaitement pris compte, tu as mal entendu, j’ai dit onze erueh.
-Pardon monsieur.
-Aller va petit chenapan.
Chenapan ?  Mais Julius a l’air d’avoir au moins vingt années ! Comment ça ce fait ?  Bon c’est comme ça, et puis il a bien dit « mes deux invités » ? Alors qui est le ou la deuxième ?  Va-t-il me le où la présenter ?
Julius vient de partir après avoir rempli sa mission me concernant. Louta me regarde. 
-Plus besoin de cela, tu as toujours étais sec sauf aux yeux de Julius . dit-il en lançant la serviette. Tiens voilà ta nouvelle tenue Orcast.-
Il me tendit les vêtements qu’avait apportés Julius. À tous les coups, c’est des trucs genre cravate noir, pantalon noir, veste noire, et chemise blanche.
-Si tu t’imagines le costume avec cravate alors tu vas être surpris. 
Et en effet il y avait de quoi être surpris, je me rappelle avoir vu ce genre d’ensemble quelque part ;mais où ? J’allais commençai à m’habiller lorsque Louta m’interpella.
-Tu es sûr de ne pas vouloir une cabine ?
-Oui pourquoi ? Nous sommes seuls jusqu'à preuve du contraire.
-Je vais donc te le prouver.
Alors il souleva le rideau à ma droite (je ne l’avais jusque-là pas pris en compte). Un elfe, pardon une elfe se dévoila à mes yeux. Incroyable elle a de longs cheveux blancs lui descendant jusqu’aux genoux. Elle a un visage d’une pâleur incroyable et un regard étrange, mais je ne n’arrive pas à déterminer pourquoi. Mais le plus incroyable c’est son accoutrement une longue cape en soie noire d’où dépasse des mains blanches aux doigts fins et longs. On devine en dessous de sa cape des habits gris. Le plus fascinant reste ses pieds, ils sont chaussés de sorte de mocassins en feutre avec une semelle de cuir souple qu'on devine très fines.
-B…Bon… Heu b’jour enfin pardon bonjour.
-Bonjour à toi Orcast …Petit écervelé.
Louta la regarde avec un sourire puis prends finalement ma défense.
-Tu y vas fort amie.
-Non Lou…ta.
Sa voix est à la fois douce et glaciale mais si je n’avais pas remarqué son visage impassible je l’aurais cru hésitante comme si elle n’avait pas l’habitude d’appeler le prince ainsi. Elle me rassure et me terrifie à la fois ;c’est étrange.
-T’es la deuxième invité ?
Elle sourit.
-Tu peux dire ceci comme cela en effet .
Je m’enhardis à lui posé des questions.
-Comment t’appelle-tu ? Tu connais Louta depuis longtemps ? Pourquoi es-tu si étrangement vêtu ? Quel âge as-tu ? Pourquoi ton regard est bizarre ?
Elle regarda Louta et finalement tourne la tête vers moi .
-Je m’appelle Makya, j’ai dix-huit saisons aujourd’hui. Tu peux comprendre pourquoi mon regard et sûrement celui de Louta sont « bizarres ». Quand au reste tu l’apprendras le moment venu. Mais j’aimerais moi aussi avoir des réponses à mes questions, quel est ton âge ? Et ta date de naissance ?
Tiens c’est vrai que Louta à un regard bizarre ;je n’avais jamais regardé ses yeux jusqu’à présent.
-J’ai quinze saisons…Aujourd’hui.
Elle me regarde longtemps et finit par lancer un regard entendu en direction de Louta, cet échange à sûrement un rapport avec moi. En tout cas Louta n’a pas l’air d’accord.  Mais Makya sait apparemment se monter persuasive ; Louta finit par acquiescer. On dirait qu’ils communiquent par télépathie.
-Tiens c’est le chemin pour se rendre aux cabines d’essayage.
Hein ? Ils discutaient de ça ? C’est à n’y rien comprendre !Ah moins que la fille voulait que je me change ici… Enfin c’est leur problème pas le mien. Bon alors voyons voir ce plan. Par le Younanironucoi* ; qu’il est compliqué ! Alors voyons à droit non tout droit ou peut-être en arrière. Bon et bien autant prendre à gauche. Alors et maintenant ? Essayons à droite …

                                                     *


Nous voilà seuls, tant mieux. Nous allons pouvoir parler sérieusement.
-Tu en as mis du temps …«Louta ».
-Tu n’es pas bien mieux …«Makya ».
-Je n’ai fait que reprendre ta technique ; la première syllabe de notre vrai nom et la dernière de notre ancien nom, pour toi cela donne « Louta » de Lougre et Kata…
-Et pour toi « Makya » de Makaô et Nyuama*. Sauf que tu n’as point fait exactement de même sinon cela aurait donné « Makma » et là j’avoue tu as eu raison de changer.
-Mais trêve de bavardages inutiles. Viens-en au fait.
Il semble hésitant quelques instants, mais se reprend.
-Tu as dû le remarquer cet elfe ne dégage aucunement de réel pouvoir aquadiens* ni même d’aerdiens* même si ma connaissance dans le domaine des aerdiens.
Je me contente d’acquiescer. C’est vrai en effet il possède sans aucun doute possible des pouvoirs mais dans quel élément ?
-Pour vivre ici, il faut un laissé passé. Ses parents en avaient un …
-Avait, à l’imparfait ? Cela voudrait-il dire que …
-Oui seulement pour un fobw*.
-Mais quand sont-il arrivés ?
Il me regarde, il a l’air mal à l’aise. Peut-être qu’il ne peut m’éclaircir d’avantage sur la question.
-Il y a deux fobw.
-Je ne comprends pas, il a jeté son encre ici et est au hangar depuis longtemps. Alors comment ?
-Il ne sait pas qui sont ses parents biologiques. Enfin il croit que Rotan Castri et Hell Gior le sont. Cela veut dire qu’il ne s’appelle point Hell Orcast.
-Ceci est troublant en effet.
Comme souvent, nous nous accordons un temps relativement long de méditation sur les échanges dernièrement faits. Plus je réfléchis, plus je me dis que ce garçon est soit un sitém* soit de la Terre. On ne décèle en lui aucune trace prouvant irrémédiablement qu’il est aquadien ou aerdien, et sa température corporelle n’atteint pas les cinquante-sept degrés nécessaires aux ignisdiens*, sa température et chaude mais seulement au centre de son corps comme pour les terradiens*. Les sitéms peuvent également avoir ce genre de particularité. Mais je suis plutôt d’avis que ce soit un terradien.
-Je suis d’avis que ce soit un sitém ; il n’est ni aquadien ni aerdien et encore moins ignisdien dit Lougre brisant ainsi le silence
-Je ne partage pas ton avis.
-Alors (si je puis me permettre) que pense-tu ?
Et dire qu’il y a encore peu de temps, parler ainsi lui demandait des efforts. À moi aussi d’ailleurs, maintenant parler ainsi nous est naturel.
-Je pense que ce garçon est un terradien.
Il se mit à rire de bon cœur.
-Tu … Tu le penses vraiment ? Franchement tu es la fille la plus… marrante du peuple TAIA*.
Je faillis perdre contenance, mais je me reprends.
-Je le pense vraiment. Et si je puis me permettre …Surveille tes manières.
Il accueille la nouvelle assez mal ;il continue de rire. Puisqu’il le prend comme cela, je m’en vais de ce pas le corriger.
-Ô Younama* esprit des aerdiens. Dis moi*. Entends -le. Murmurais-je de façon que Lougre ne l’entende point. `
Bon je n’ai plus qu’à attendre. Tiens le Aer-Animus* ne se fait point attendre ; je le sens, il est proche.
-Heing ceci fait mal ! Arrête Makaô s’il te plaît !
Lougre tombe à mes pieds et émet un râle de souffrance.
-Aer-Animus. Dis lui.
Lougre se relève, il fait moins le fier maintenant. De toute façon il s’avoue vaincu par le Aer-Animus.
-Merci Aer-fortuna *.murmurais-je
-C’est bon tu as gagné Mak.
-Bon je t’explique pourquoi j’ai raison tout de même, non ?
-Oui
-Comme tu le remarquais, il ne peut être ni aquadien ni aerdien ni ignisdien, tu me suis ?
-Oui.
-Or sa température est répartie de façon à ce que le centre de son corps soit brûlant et sa peau bien plus froide. Il peut alors être un sitém ou un terradien.
Cependant il a cette énergie si étrange qui émane de lui. Voilà pourquoi je crois qu’il est terradien.
Il se relève et réfléchit.
-Tu as raison. Par contre, notre ami va bientôt être là.
Je me demande ce qu’il entend par « notre » ami…Quand je pense que ce garçon a été si prompt à se défendre contre le sélectionneur qu’il s’est si bien défendu. Alors que face à Lougre il a été méprisable …C’est étrange, il nous ressemble et pourtant il est autrement…Il est ce qu’il n’est pas, réflexion faite nous aussi. Maintenant je distingue le bruit de ses pas. Il est là.

Juliette, 5°1
 
         Lexique :


Aer-Animus : Esprit de l’air aussi appelé Younama. (du latin aer=air et de animus=esprit).
                                                  
Aerdiens :  les pouvoirs de l’Air, les habitants (du latin aer = air ).
 
Aer-Fortuna :le destin commun des aerdiens (du latin aer=air et de fortuna=                                     
                       destin).

Aquadiens :Peuple de l’eau (du latin aqua=eau ).

Callown :mi-fête mi-épreuve c’est une cérémonie importante pour les elfoïdes                                                                                                                 
                 (être ressemblant ou étant un elfe) aquadiens.

Dref :véhicule public ou privé allant dans le monde de l’Eau(l’unique océan ), le
          plus utilisé par les aquadiens.

Ellievrem :merveille

Erdèc :un arbre équivalent le cèdre sauf qu’il est plus grand.

Eriasrevinna : anniversaire (certain ont vu dans la « Proridayano » - qui est le        
                       Prologue de cette histoireque Anniversaire =maka or ce mot est
                       plutôt un diminutif).

Erueh :heure.

Fobw :un demi-mois (déjà expliqué dans la « Proridayano »).
 
Ignisdien :peuple du feu (du latin ignis=feu). 

Mok :unité de mesure équivalent à cinq centimètres (Orcast fait donc un mètre           Quatre-vingt-dix ; les elfes font environ quarante centimètre de plus que                   Nous au même âge).

Ô Younama…Dis-moi :rituel d’invocation accéléré des aerdiens initiés à l’eiov     
(une secte  dont on reparlera).





Séchoib :du fait de leur grande puissance les TAIA(voir plus loin)n’ont plus le
               droit d’employer ne serait-ce qu’une brosse à dent électrique. Mais les
                souverains des éléments eurent droit pendant deux cent ans de ne pas
                 ce plier à cette loi pour eux et leurs familles mais finalement depuis 
                 un mois ils n‘y ont plus droit non plus (ce qui explique l’étonnement
               de Orcast du fait qu’il ne sait pas ce que c’est).

Sitém :c’est un métis.

Sutr :chatiment infligé à l’accusé s’il est jugé coupable, cela consiste à limitée
           Les capacités motrices du condamné pendant plus ou moins de temps. Et
           De le détenir dans une maison luxueuse (sauf pour ourgfhjikiou) cela
           entraîne très vite un traumatisme qui par la suite les empechera de tuer
            (pour s’en défaire il faut une volonté positive énorme – pour l’instant
           personne n’y est parvenu – qu’un(e) condamné(e) ne peut plus avoir).


TAIA :peuple rassemblant les Ignisdiens, les Aerdiens, les Terradiens, les  
             Aquadiens et les « Cinqs »(voir la « Proridayano »).

Terradiens : Peuple de la terre (du latin terra = terre ).

Tnecseloda : Un adolescent (la forme abrégé est Tnecse prononcer « Tnèkse »)

Yob :signifie garçon (l’équivalent de « gars »).

Younama :Esprit de l’air.


 

Pour lire les textes de Juliette, cliquez sur les liens suivants :

La Proridayano : Prologue


Explication de texte

Autres textes de Juliette :

Great Britain

 





                                                






 

Publié dans ÉCRITURES♡♡♡♡

Commenter cet article

Malenfer Juliette 5°1 08/02/2008 16:50

Pour ceux que cela intéresse "La Proridayano" est page 17.

Marielle Bianchi 08/02/2008 23:33

Oui mais les numéros de pages ne sont pas fixes...et changent à chaque nouvelle publication dans la même rubrique...mais j'ai mis un lien dans la présentation : il suffit de cliquer sur "prologue" pour accéder à la page.

Andriu 03/02/2008 12:17

J'avais aimé ce que tu appelles le prologue avec les illustrations. Et j'aime bien ce premier chapitre… même si je ne comprends pas tout (!) à la première lecture. Avoir autant d'imagination est un don du ciel et j'espère que tu sauras la conserver pour ce récit et pour d'autres à venir…

sophie 02/02/2008 18:50

je suis la maman de Luca qui est en 5ème 2,  et j'ai présenté mon métier sur le blog dernièrement (va voir, on voit ma binette). j'aime beaucoup la littérature fantastique qui nous fait entrer dans un autre monde. je trouve que c'est très dépaysant par rapport à notre vie quotidienne et qu'en même temps cela peut poser des questions centrales. je n'ai malheureusement pas beaucoup le temps de lire: en tout cas pas assez à mon gout, et je n'ai donc pas eu le temps de lire tous les livres que Luca dévore (Eragon, les chevaliers de l'Emeraude, le monde d'Ewilan etc...). Je trouve que ce que tu as écrit est de très bon niveau.

Malenfer Juliette 5°1 02/02/2008 10:55

Merci Sophie (mais laquelle ?) Saches que le chapitre 2 met en scene d'autres personnages et se passe plus précisement dans un autre élément ... et si c'est difficile à suivre parfois c'est que j' ai dû oublier de donner le lexique qui va avec à madame Bianchi...

Marielle Bianchi 02/02/2008 11:27

Je laisse Sophie te dire qui elle est mais je voulais te dire que tu n'avais pas oublié le lexique ; il se trouvait dans un autre mail que tu m'a envoyé et c'est donc moi qui ai oublié de le publier...Je te prie de m'excuser. Erreur réparée ! Bonne journée petite écrivaine !

sophie 01/02/2008 22:48

Passionnant ce premier chapitre, bravo pour le choix narratif qui déroute un peu au début (mais c'est fait pour ça bien sur!!!), car il faut comprendre quel personnage est le narrateur. Mais cela donne du dynamisme et du mystère. vite vite le second chapitre...

Marielle Bianchi 02/02/2008 09:42

Parfait Sophie ! Je peux valider la compétence "être capable d'ajouter un commentaire sur un blog" ! ;-)